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lebiographedemontebourg
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sujets de fond, débat, infos : comprendre et apprendre fastoche
Catégorie :
Blog Société
Date de création :
27.02.2007
Dernière mise à jour :
05.04.2007
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VGE

Posté le 05.04.2007 par lebiographedemontebourg
Valéry Giscard-D'Estaing à Sylvie Pierre-Brossolette en décembre 1980 :

"Seuls les quatre derniers jours sont décisifs. Cela ne sert à rien de mobiliser les gens d'ici là. Le jour du scrutin, je crois au sérieux du vote individuel. Autant le Français est peu sérieux collectivement, autant il le devient quand il est seul face à son bulletin. Tout flotte pendant des semaines, puis soudain, tout se coagule dans un sens ou dans l'autre, selon la conscience individuelle."

mmmmmmhhh, et si VGE disait vrai...

Non, soyons sérieux. Pourquoi a-t-il perdu en 81 ? La réponse se trouve peut-être dans sa manière d'envisager le Français. Saviez-vous que lors des dernières élections régionales, après le débat télévisé l'opposant à Pierre-Joël Bonté, l'ex-président de la République a refusé de lui serrer la main. Aaaaahh le mépris pour la France d'en bas.




--

Hulot est-il vraiment écolo ?

Posté le 04.04.2007 par lebiographedemontebourg
"Relisez le petit livre vert publié par la Fondation Nicolas Hulot. Au chapitre "Logement : j'aère régulièrement" (p.19), ce conseil : "la ventilation mécanique contrôlée (VMC) est l'équipement idéal pour ventiler un logement..." Pas un mot sur la convection naturelle qui permet pourtant la ventilation sans dépense d'énergie. Il est vrai que la Fondation Nicolas Hulot est parrainée par... EDF ! Il faut bien contnter ses sponsors alors... quoi de mieux qu'un petit moteur électrique tournant 24h/24 dans les 30 millions de foyers français pour alimenter le fond de commerce du nucléaire ?..." Source : S!lence n°345

En même temps, notre Nicolas national déclare dans L'Express : "A titre personnel, je prends le train, je refuse les sacs plastiques dans les magasins, j'imprime recto-verso, je fais du compost, je récupère les eaux de pluie et j'emmène mes enfants à l'école en vélo. Mais dans ma vie professionnelle, je reste mauvais car je suis obligé d'utiliser l'avion et l'hélicoptère. Je finance la forestation à Madagascar pur l'équivalent de ce que je dépense en pétrole."

C'est dur d'avoir des convictions, des valeurs, des combats et de vivre en fonction de tout cela à la fois. Au moins, Nicolas fait son auto-critique et il s'engage. C'est loin d'être le cas de tout le monde.


Joseph Jacotot

Posté le 29.03.2007 par lebiographedemontebourg
Joseph Jacotot : "L'ignorant apprendra seul ce que le maître ignore si le maître croit qu'il le peut et l'oblige à actualiser sa capacité."

A Louvain, chargé d'enseigner le français à des étudiants dont il ne comprends pas la langue, il leur demande d'étudier une édition bilingue du Télémaque de Fénelon. Par l'étude du texte et de sa traduction, et sans explications du maître, les étudiants se révèlent capables d'appréhender le fonctionnement de la phrase en français et de raconter en français ce qu'ils ont compris du roman. Cette expérience conduit Jacotot à proposer une méthode d'enseignement qui s'oppose à la méthode classique en ce qu'elle repose sur la révélation de la capacité d'apprendre par lui-même à l'individu plutôt qu'au transfert du savoir du maître à l'étudiant.

En ces temps d'élection, il est bon de rappeler la pensée de pédagogues de géni comme Jacotot. Une vision moderne et juste de l'école devrait être inspirée de ce genre de personnage. Jacotot (1770-1840). Hélas, cette vision ne trouve une concrétisation qu'à la marge de l'Education nationale.

Pour nos enfants

Posté le 27.03.2007 par lebiographedemontebourg
Une lettre ouverte d’André Giordan
aux candidats à l’Election Présidentielle de 2007,
à l’intention de leur futur Ministre de l’Education Nationale.


Monsieur le Ministre,

Vous rêvez sûrement de laisser votre nom à une réforme de l’école. N'en faites rien... Le système éducatif est actuellement bloqué. Quoique vous fassiez, même la plus généreuse des réformes, dotée des plus grands moyens, n’a aucune chance de succès. Vous lanceriez des écoles expérimentales ou des lycées pilote, ils deviendraient des ghettos. Vous développeriez les projets d'établissement, ils s’enliseraient dans des procédures administratives. Les résistances à une évolution de l'école sont nombreuses : manque de souplesse dans la gestion, pression des administrations locales sur la politique des établissements, infantilisation des enseignants, absence d'évaluation sérieuse, corporatismes de toutes sortes, etc. Et puis vos collègues, les ministres qui vous ont précédés vous ont savonné la planche. Ils ont fourvoyé les enseignants ; ils les ont découragés par autant de projets bâclés et inachevés. Mal préparés, peu accompagnés, non testés, ces derniers ne pouvaient pas aboutir. Vive la “Charte pour l’école du XXIEME siècle !”... Qui en parle encore ? Certains enseignants ont cru aux réformes précédentes, ils ont été trompés ; après trente ans de remaniements incessants et inutiles, ils ont compris. Ils savent que tous les changements promis ne sont que des effets d'annonce pour ministre en manque de publicité.

L'école n'a pas besoin d'une réformette, elle doit se transformer de fond en comble. Il ne suffit pas de changer quelques points, il s’agit de revoir son organisation et son statut dans la société. Ce n’est plus de remaniements partiels ou de réorientations de détail qu’il s’agit, l’institution demande à être repensée dans son ensemble... Faute d’avoir su s’adapter progressivement, elle est complètement décalée. Elle nécessite un bouleversement radical. Ce qui ne veut pas dire que celui-ci doive se faire à marche forcée et d’en haut ! La transformation de l’école est une action sur la durée car elle est en prise directe avec l’évolution de la société.

Toutefois, rien ne pourra se faire directement depuis vos bureaux. Vous réuniriez les experts les plus patentés, rien ne se passerait ? D'abord il vous faudrait les repérer, votre ministère n’a pas de service de veille pédagogique ! Vous regrouperez toujours les quelques mêmes, ceux qui ont le temps de traîner dans les allées du pouvoir parce qu’ils ne sont plus dans la réalité du terrain. Dès lors, ils manqueront d'idées et ne seront pas à l’abri des corporatismes de toutes sortes qui trouvent dans l’école un moyen d’exister ou de s’exprimer. D’où l’enflure des programmes, à commencer par ceux de l’école primaire !

Enfin, l'école ne peut se changer par décret, les oukases n'ont aucune chance en démocratie. Est-ce à dire qu’un ministre de l’Éducation ne soit plus d’aucune utilité ? Nous n’irons pas jusque là ! Mais si vous continuez dans la lignée de vos prédécesseurs, le pire est à craindre. En revanche, votre fonction redevient essentielle si vous vous engagez à dynamiser le système. Dans toute organisation complexe, le “manager” ne peut plus diriger tout seul, sans écoute du terrain. Ce que vous pouvez faire au mieux, et avec vous votre hiérarchie intermédiaire – voilà où il vous faut “dégraisser” –, c’est écouter, encourager et accompagner les évolutions à la base... Pourquoi ne vous appuieriez-vous pas plus sur vos troupes ? Les enseignants, ce sont eux les vrais professionnels de l’école, ce sont eux qui sont en contact avec la réalité. Ils sont de bonne volonté, prêts à se dépasser, ils demandent seulement à être reconnus.

Les enseignants ne sont pas un facteur limitant ! Ils le sont quand ils ne savent pas où ils vont, parce qu’on les infantilise, parce qu’ils sont insuffisamment formés aux nouvelles réalités. S’ils se sentent considérés et s’ils pensent servir à quelque chose, ils ne regarderont pas leur montre ! D’ailleurs, ils ont plein d’idées à la base, l’école est remplie d’intelligences qui n’attendent qu’à s’exprimer.

L'école a besoin surtout de lieux de confrontation où l’on mette à plat les problèmes et où l’on invente de nouvelles approches, en interne au sein des établissements, mais aussi aux plans académique et national. Les innovations en cours ne sont pas recensées, elles ne sont pas évaluées, pas mutualisées. Nombre d’enseignants partent à la retraite, sans que leur savoir-faire ne soit engrangé. L’école n’a pas d’histoire, on recommence perpétuellement à réinventer la roue. La démocratisation suppose plus d'échanges entre les types d'établissements pour que cette diversité soit source de plus de réussite et d'efficacité. Les établissements professionnels sont d’ailleurs plus souvent des laboratoires pour l’innovation : pourquoi ne les valorisez-vous pas plus ? Il vous faut créer les conditions d’un changement. Tout n’est pas affaire de budget, l’argent compte mais ce n‘est pas tout, vous pouvez favoriser une culture du changement. Arrêtez d’infantiliser les enseignants par un recrutement et une notation dépassés. Formez-les et informez-les en permanence : compétences et transparence sont les marques des organisations de demain. Responsabilisez-les en promouvant la qualité, mais la qualité des résultats, des compétences acquises par les élèves, et non pas celle des directives et des programmes à exécuter...

Bien sûr, il vous faut affronter la question inévitable des programmes – et, pour commencer, la question des champs disciplinaires – qui sont également à revoir totalement, tant ils sont décalés par rapport à ce que sont les élèves et aux savoirs à maîtriser. Par ailleurs, les savoirs importants ne sont pas seulement dans les disciplines, des regards croisés ou transversaux sont à introduire, tout comme des regards sur les savoirs ou le vivre ensemble. Autant de débats qui doivent émerger à tous les niveaux. Il s'agit de ne pas être frileux, de donner une large marge de manœuvre aux enseignants et aux établissements en fonction de projets.

Jamais la réflexion sur l’école n’a été aussi pauvre. Elle ne peut aborder le XXIEME siècle en fonctionnant sur des principes qui sont ceux du XIXEME ! Placer le débat de l’école au niveau de la Nation semble s’imposer ! L’école doit se trouver au cœur de la réflexion sur notre monde en mutation, afin d’y assumer pleinement son rôle.

Avec mes salutations respectueuses.

André Giordan

Ségolène Royal contre l'heure d'été

Posté le 26.03.2007 par lebiographedemontebourg
Le saviez-vous ?

"La député socialiste des Deux-Sèvres a remis son rapport sur les horaires d'été au ministre de l'industrie Roger Fauroux." C'était en mars 90. Ségolène Royal préconisait la suppression de l'heure d'été, préjudiciable aux agriculteurs. Elle précisait par ailleurs combien étaient négligeables les économies d'énergie induites par cet horaire.

Si Ségolène est élue, le supprimera-t-elle ? Réponse dans quelques mois.

AVANT BAYROU

Posté le 24.03.2007 par lebiographedemontebourg


Jean-Jacques Servan-Shreiber, dit JJSS, l'homme qui aurait pu, avant Bayrou, réaliser la révolution centriste. Il détiendra sans doute pendant encore longtemps un record : celui du ministre le plus éphémère de notre Vème République agonisante. Ministre des réformes du 27 mai au 9 juin 74 : qui oserait faire mieux ?!... ou pire ?! C'est selon.

Il faut dire que le type avait le courage de ses opinions quand il déclara son hostilité aux essais nucléaires français dans le pacifique. Résultat : mis à la porte par celui qu'il aida à devenir un président de la République par la voie de l'UDF, à savoir, VGE. Anti-colonialiste, pro-américain, mendésiste avant d'être Giscardien, ce polytechnicien en aurait fait perdre la tête à plus d'un aujourd'hui.

Alors Mr Bayrou, allez-vous réussir là où d'autres ont échoué ? Suspens...

JFK

Posté le 24.03.2007 par lebiographedemontebourg
Qui c'est ?...

JFK, voyons ! Décliné : Jean-François Khan. Oui, oui... notre JFK national, tranquillement installé sur le pelouse du très célèbre stade de Frangy-en-Bresse, en train de siroter le discours de Ségolène Royal. Le journalisme, le vrai, c'est cela. Belle démonstration cher Monsieur Khan.

Lire le discours politique des candidats, éplucher les programmes, confronter les points de vue... C'est vrai, ce serait sans doute un peu plus chiant. Encore que ! Il faut savoir ce que l'on veut.

Comme me disait Birenbaum il y a quelques jours au téléphone, très peu d'experts sont placés en face des candidats sur les plateaux télé. On préfère les mettre devant les Français. Signe des temps, les prime-time de la 1 et de la 2 sont navrantes de populisme. Le second fait un peu mieux que le premier, certes, mais on est loin de ce que l'on pourrait attendre de grands débats qui confronteraient les candidats à une brochette de journalistes perspicaces. Je me souviens d'Emmanuel Chain face à Chirac, ça avait de la gueule !

Par ailleurs, tous le monde dit que les médias roulent pour la droite. Pourtant, le concept "les Français face aux candidats" ressemble plus à la démarche de Ségolène : les fameux débats participatifs. Les salops, ils lui ont piqué sa méthode ! Pour faire de la politique, c'est bien, pour informer, c'est pas terrible.

Vive la République et vive la France !


"La 6ème République arrive"

Posté le 22.03.2007 par lebiographedemontebourg
Montebourg le 15 mars : "La 6ème République arrive !"

Inspirée de Pierre Mendès-France, la voilà qui pointe le bout de son nez... Il était temps. Après tant de batailles, les conventionnels vont peut-être parvenir à faire de cette idée, de ce rêve (n'ayons pas peur des mots) une réalité. Mais il faut encore que Ségolène Royal l'emporte.

Ce qu'en dit Thomas Heams :

Ségolène Royal et la 6ème République : le défi du contenu

Ségolène Royal vient de se prononcer pour une Sixième République. Dans
un contexte politique où les mots comptent, ce pas en avant est une
prise de position dont il y a tout lieu de se réjouir, ce que la C6R a
fait.

Mais il importe désormais de prendre la mesure d´une telle déclaration.
Le principal message de Ségolène Royal à son électorat semble ici être
: nos propositions de changements institutionnels seront telles que
nous ne pourrons que constater que nous sommes dans une nouvelle
République, la 6ème. Ce faisant, elle prend concrètement l´engagement
qu´il ne s´agira pas d´un toilettage et qu´un vrai grand chantier
démocratique sera ouvert. D´ores et déjà, la perspective d´un
référendum « vite fait », dès septembre, semble insufisamment adaptée à
l´enjeu. De toute évidence, il faut un débat citoyen qui prenne son
temps, au moins six mois, et qui associe un Parlement renouvelé et
légitime, et le meilleur des techniques de la « démocratie
participative » chère à la candidate du PS : de vrais débats, de vrais
choix à faire !

En effet, nul n´ignorera qu´en reprenant cette expression, Ségolène
Royal parle à la gauche (Verts, PCF) qui avait repris depuis longtemps
cette revendication , et reprochait régulièrement a la candidate du PS
sa timidité. Elle parle aussi au centre, qui avait préempté un temps
cette thématique, dans des directions très différentes de la gauche,
mais avec parfois des points de convergence qui peuvent être
intéressants dans les temps à venir.

Deux défis font désormais face à Ségolène Royal.

Tout d´abord : tenir bon. Nulle doute que les candidats conservateurs,
parfois les mêmes qui admettent l´épuisement des institutions, vont
railler cette proposition, broder sur
« les-vrais-problèmes-des-français », voire s´arquebouter soudainement
sur la fantastique « plasticité » et « longévité » de la si superbe
Vème République. Dans ce mouvement de reflux, maintenant que Ségolène
Royal a franchi le Rubicon, il lui faudra tenir bon. Montrer que les
questions institutionnelles ne sont pas déconnectées des problèmes des
français, et rappeler sans cesse que si on tient les électeurs en
respect, alors il faut leur proposer, quasiment avant toute réforme, le
cadre démocratique rénové dans lequel celles ci pourront se faire. Si
ce message passe bien, et c´est nous semble-t-il le devoir du PS
désormais, Ségolène Royal a un grand coup à jouer. Elle peut fédérer
son camp, susciter l´écoute de l´électorat centriste voire
conservateur, qui sent bien qu´au fond, notre cadre institutionnel
tombe en lambeaux. Et tant pis pour ceux qui seront renvoyés à la
cohérence de leur prétendue « rupture » qui s´accommode si bien de la
poussiéreuse Vème.

Ensuite : l´enjeu du contenu. Rien ne serait plus triste que de voir
cette annonce gâchée par une querelle politicienne en paternité à
gauche. La 6ème république ne doit surtout pas devenir à gauche un
objet polémique, le lieu de procès d´intention sur la sincérité et
l´ampleur de la démarche. C´est un talisman commun qui doit être
préservé par tous, ce qui n´empêche pas le débat bien sûr. Et c´est ici
qu´une urgence se dessine et qui doit être rattrapée de la part du PS :
actuellement, la vision de la 6ème République de Ségolène Royal reste
timide, et ce n´est pas la suppression du 49-3 et la suppression trop
partielle du cumul des mandats qui suffira à lui donner corps.Avant que
le PCF ou les Verts ne s´emparent de cet axe de critique, Ségolène
Royal à intérêt à donner des gages à gauche, et il se trouve que
justement, elle peut à cet effet puiser dans le logiciel historique du
socialisme, qui sur ce point recontre l´air du temps et les aspirations
citoyennes : Ségolène Royal doit plaider ouvertement pour un régime
parlementaire, tout en insistant sur le non-retour à la IVème par des
gardes fous éventuellement empruntés à la Vème. Une contribution
innovante du PS pourrait par exemple porter sur les garanties nouvelles
données à l´opposition ou sur la revalorisation du rôle du Premier
ministre par la suppression des domaines "réservés" présidentiels
(politique internationale et européenne, nominations de hauts
fonctionnaires, etc.. Le droit de vote des étrangers aux élections
locales, dès 2008, doit être un préalable absolument non négociable.
Une contribution personnelle de la candidate pourrait être le
développement de l´aspect « démocratie participative ». Chacun y
trouverait son compte.

Cela pourrait, là encore, être des thématiques qui parlent à
l´ensemble des citoyens, et pas seulement à la gauche. Car la 6ème
république portera bien sûr, dans une certaine mesure, la sensibilité
de celui ou celle qui la fera, mais elle doit être aussi et surtout le
cadre ou chaque citoyen se sente à l´aise, quelles que soient ses choix
partisans. C´est aussi en cela que la candidate du PS a un rôle
prépondérant à jouer : jouer collectif et équilibrer les propositions
pour que le référendum qui la ratifiera soit gagné in fine. Cela
n´empêchera absolument pas de débattre. La place accordée à la
proportionnelle au Parlement (Assemblée nationale ? Sénat ? quelle
proportion ?), le rôle du Sénat, les échelons locaux : il y a plusieurs
options possibles et pas de drame à ce que sur ce point, les opinions,
notamment à gauche, divergent. C´est aussi dans cet espace que devront
être accueillies les contributions du centre, sur lesquelles des
accords pourraient être trouvés.Tout cela nécessite à l´évidence de ne
pas se contenter d´un comité théodule, qui travaillerait pendant l´été
à une réforme « paquet cadeau » en septembre. Dans le respect de la
démocratie représentative, la campagne des élections législatives doit
être le moment de la mise à feu du débat, et l´Assemblée Nationale de
juin pourrait ainsi se sentir de facto le rôle d´une Assemblée
Constituante, dont la légitimité serait alors indiscutable. Là encore,
gauche et centre pourraient trouver un langage commun, et qui sait,
pourquoi pas une partie de la droite. Elle engagerait alors des
travaux sérieux, en n´ayant pas peur donc d´un bon gros semestre de
débat et de mobilisation des citoyens. Cela n´empêchera pas que la
« démocratie participative », par des outils appropriés, soit ici
convoquée pour venir à l´appui de ces débats au Parlement et pourquoi
pas faire émerger quelques demandes imprévues. Sur ce point, à Ségolène
Royal de nous surprendre !

On peut aussi imaginer conserver le principe d´un référendum à
l´automne, qui aurait une double vocation: prendre un premier train de
mesures urgentes (suppression pure et simple du cumul des mandats;
droit de vote des étrangers aux élections locales etc.) et lancer une
procédure constituante qui se déroulerait ensuite sur plusieurs mois.
Les conditions juridiques et politiques de naissance de la nouvelle
Constitution (assemblée constituante, dispositifs citoyens, référendum
final) seraient ainsi clairement posées.

A bien des égards, la balle est désormais dans le camp du PS : faire
vivre cette proposition qui ne peut-être autre chose qu´une urgence et
s´en servir pour nouer un dialogue transpartisan, et par ailleurs,
affirmer ses valeurs et permettre à chacun de le faire. Si l´élection
présidentielle pouvait servir à cela, ce serait une belle surprise.

Thomas Heams, le 19 mars 2007
administrateur de la C6R

"Terminez le boulot !"

Posté le 20.03.2007 par lebiographedemontebourg
Terminer le Boulot !

C'était le jeudi 15 mars

Arnaud Montebourg démarrait sa campagne à Branges (71), dans une salle comble. Après un vibrant hommage à Lucie Aubrac qui pronait "l'insurrection pacifique", le député-mousquetaire lançait, à propos de nos institutions : "Je vous demande un troisième mandat, pour terminer le boulot ! La 6ème République, elle arrive !"

Ses propos repris par le Journal Chrétien :

« En déployant le contenu de cette révolution démocratique considérable, elle donne l’identité de ce qu’elle veut faire en lui donnant une force tout à fait considérable car nous voulons transformer de fond en comble le système politique à tous les étages, sur le plan des territoires, dans l’organisation parlementaire qui est aujourd’hui totalement verrouillée, dans le système de représentation qui est monopolisé par un certain nombre de gens, plutôt des hommes, il n’y a pas du tout de femmes, la France est au 87ème rang dans le monde pour la représentation parlementaire des femmes, c’est incroyable, 87ème rang, nous sommes la lanterne rouge. L’entrée d’un certain nombre de catégories socioprofessionnelles, de partis qui aujourd’hui sont exclus du système, de pans entiers de la société qui n’entrent pas dans le système politique et puis le système aujourd’hui organise l’impunité et l’irresponsabilité des dirigeants politiques. Donc nous voulons construire un système de reddition des comptes, de discussions permanentes avec la population et c’est la VIème République. »

« Nous avons un vrai problème démocratique dans ce pays. Nous proposons une révolution douce, maîtrisée et raisonnable, non pas en faisant exploser l’ensemble du système et créant les conditions d’une crise politique. Moi ce qui m’intéresse dans ce que Ségolène dit avec l’ensemble des socialistes, c’est qu’on ne peut plus aujourd’hui être assuré qu’il y aura une sorte de lien entre ce que nous disons dans les campagnes et la garantie que cela se retrouvera dans les actes. Et c’est cette réconciliation-là qui existe d’ailleurs dans tous les pays européens que la Vème République d’ailleurs éloigne de nous. Et quand Sarkozy dit, en accord avec Chirac, on ne touche à rien. Pourquoi ? Parce qu’il veut le pouvoir, l’absolu pouvoir et le pouvoir d’en abuser d’ailleurs. »

« Parce qu’aujourd’hui le système permet d’abuser de son pouvoir. Regardez les nominations, regardez la manipulation de la justice, regardez les abus de pouvoir dans la police, regardez comment fonctionne le Parlement. »

L'histoire de cette idée dans Le Mousquetaire de la Bresse.


La 6ème République : l'aura-t-on, l'aura-t-on pas ? Bientôt la réponse. Mais au fait, de quoi s'agit-il ? Ci-gît pense, j'y reviendrai.

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Posté le 18.03.2007 par lebiographedemontebourg
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